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    Et si le réchauffement climatique nous volait le printemps? Cela fait bien longtemps qu’il se confond avec l’hiver. A moins que ce ne soit l’inverse. L’hiver fut si doux que les jonquilles sont en fleurs depuis un bon moment. Le mimosa à peine épanoui s’est laissé surprendre par le gel et maintenant la pluie qui n’a pas cessé de tomber fait rouiller ses glomérules de fleurs jaunes. Le soleil rouille. Que de pluie ! Des seaux d’eau nous tombent sur la tête et le jardin est une éponge. Orties et graminées règnent en maîtresses dans un terrain impraticable pour la jardinière que je suis,  qui compte les jours de retard sur son travail. Je sais que l’été viendra d’un coup. Abruptement. Et que tout sera à faire en peu de temps. Les camélias démarrent leur floraison, ainsi que les cognassiers du japon mais comment profiter de leur floraison sous la pluie ? Peut-être manquerons-nous d’eau cet été mais pour l’instant, nous en avons trop. Les jardiniers ne sont jamais contents, direz-vous. Ah, si toutes les plantes avaient une floraison remontante ! Il me faudra attendre un an pour voir refleurir mon mimosa…peut-être !

     

     

    Printemps, je t'attends!

    Printemps, je t'attends!

    Printemps, je t'attends!


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    Jonquilles de Noel.

     Le réchauffement climatique est une triste réalité que les jardiniers constatent chaque jour. L’hiver est de plus en plus court et décalé. Plus sévère et brutal aussi. Il n’est pas encore arrivé ici dans le sud ouest de la France. Par contre des gelées très précoces suivies de cet automne très doux qui n’en finit pas ont déboussolé certaines plantes comme les jonquilles qui croient l’hiver fini et se mettent à fleurir. Il faut dire qu’hier, la jardinière aussi se croyait en avril et tondait son gazon. Ce temps est une bénédiction pour les travaux de jardinage. On peut en profiter pour nettoyer les coins reculés et négligés du jardin, surtout si, comme beaucoup de jardiniers pressés, vous pratiquez la procrastination et que vous allez toujours au plus urgent. La météo laisse enfin le temps de souffler, de finir de préparer le jardin pour le printemps et d’établir des stratégies pour éviter le pire : de fortes gelées qui dévasteraient les jeunes bourgeons déjà formés des fruitiers eux aussi déboussolés. Et sur la table de Noel, ce sera un bouquet de jonquilles!

     


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    La tempête qui s’est abattue sur le sud ouest de la France dans la soirée du lundi 31 août a été d’une violence impressionnante. Depuis la création du jardin en 1994, le jardin n’avait jamais eu à affronter des vents d’une telle force et cette fois-ci le jardin a subi de gros dégâts. Habituellement, les arbres qui tombent à terre sont les plus vulnérables, les vieux arbres, ceux qui sont malades ou ceux que l’on a mal entretenus et qui sont alourdis par de lianes de lierre. Aujourd’hui, force est de constater que de très gros arbres en parfaite santé ont été arrachés, mutilés par des micro-tornades qui ont tout dévasté sur leur passage. Le dérèglement climatique est bien là et l’avenir est inquiétant. Dans mon jardin, rien de dramatique mais un aulne magnifique et en parfaite santé d’une vingtaine de mètres a été décapité. Un prunier, coupé en deux. Un énorme lilas est carrément arraché et git à plusieurs mètres de son ancrage. Quant aux bananiers et leurs larges feuilles, ils ont été pliés comme des brins de paille. Les week-ends à venir vont être bien chargés pour remettre en ordre le jardin qui ressemble actuellement à un champ de bataille. Mais il faut toujours être optimiste et voir le bon côté des choses. Le tilleul centenaire qui domine le jardin et ombrage nos repas champêtres dans les fortes chaleurs de l’été est toujours là.

    Bananiers fauchés comme fétus de paille

    Le jardin est un champ de bataille


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