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    Si vous suivez mes aventures de jardinière à travers ce blog, vous savez alors que la culture des choux a jusque là été un échec. Il y a beaucoup de papillons dans le jardin ; parmi eux, les piérides du chou, ces jolis papillons blancs avec des points noirs prolifèrent. Or il n’est pas question de traiter quoi que ce soit dans le jardin. Alors…

     

    je n’ai pas trouvé mieux que d’enfermer mes choux en cage. Seule solution pour empêcher les piérides de venir y pondre. Et ça marche ! Fini la corvée de ramassage des chenilles. De toute façon, pour l’avoir expérimenté, il est compliqué de surveiller ses choux au quotidien. Les piérides pondent au revers des feuilles et le torticolis est garanti. Il faut aussi la loupe car à l’éclosion des œufs, les chenilles sont minuscules. Quand on les voit il est déjà trop tard.

     

    Ma cage à choux n’a pas empêché quelques papillons de passer quand même mais les dégâts sont minimes et nous pouvons enfin déguster des choux totalement bio. Un régal !

     

    Juste à côté de ma cage, un chou « témoin » permet de voir à quoi ressemble un chou non protégé.

    Cage à choux.

    Chou bien portant

    Chou non protégé.


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  • Il n’y a pas que les maladies qui peuvent poser problème dans un jardin. Toute la faune qui l’habite et le fait vivre doit bien se nourrir et c’est d’ailleurs parce que le jardin est riche de nourriture que cette faune se trouve là. Si le jardin était traité, il serait désert et ses légumes intacts,  mais ne vaut-il pas mieux perdre quelques pommes et quelques tomates et avoir un jardin sain et naturel ? Les dégâts que causent les animaux et insectes, chenilles, frelons, lapins, oiseaux sont tout à fait tolérables. On peut favoriser telle espèce (par exemple les coccinelles) et tenter de limiter la prolifération des indésirables, faire preuve de ruse pour les persuader d’aller plutôt chez le voisin mais le jardin naturel est tout un monde que nul ne peut espérer gérer et contrôler totalement. Alors le plus simple est de laisser faire, de compter sur les oiseaux pour manger les chenilles, de laisser les frelons faire le nettoyage des pommes laissées sur l’arbre, d’autoriser les lapins à manger les pissenlits (car ils ne mangent pas que les haricots !) et d’accepter de partager les cerises avec les oiseaux. Le jardinier malin trouvera toujours des astuces pour préserver sa part sans nuire à l’équilibre de son jardin et donc, sans utiliser de pesticides. Par exemple éviter de laisser les tomates toucher la terre et bien les tuteurer, tendre des ficelles autour des haricots pour dissuader les lapins, suspendre des leurres dans les cerisiers ou placer des filets à mailles rigides, utiliser des cloches, cages , voiles ou autres protections pour les jeunes semis et ramasser les fruits regulièrement dès qu'ils sont à maturité.

    Les gloutons du jardin.

    Les gloutons du jardin.


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    Anniversaire

     

     

     

    Anniversaire.

    Ma pomme un un an, cueillie le 16 octobre 2015. Pour lui faire sa fête je l’ai croquée ! Un délice. Elle a perdu sa fermeté mais la saveur est là. Chair tendre et fondante, douce. Peau un peu fripée mais pas une trace de pourriture ou de moisissure. Elle a d’abord passé l’hiver dans une armoire au frais, à l’abri du gel et des rongeurs pour finir dans le bac à légumes du frigo. L’arbre et les pommes qu’il produit de la variété Querina n’ont jamais vu le moindre traitement, pas même bio. Par contre les pommes destinées à la conservation sont soigneusement triées à la récolte et doivent être exemptes de blessures et de piqûres d’insectes.

     

    Je ne tenterai pas quand même un deuxième anniversaire. A quoi bon, les arbres sont couverts de fruits tout beaux, tout neufs et bien craquants.

    Anniversaire.

     


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    Dans mon jardin totalement bio, je peux tout cultiver sans aucun problème sauf… le chou !  Je persévère, mais je fais « chou blanc » chaque année. Ce légume qui est mon préféré a beaucoup d’autres adeptes : pucerons noirs, piérides du chou, mulots et lapins. J’ai beau suivre les préceptes de la fameuse chanson enfantine « Savez vous planter les choux », les planter à la mode de chez nous,  user de toujours plus de stratagèmes, je dois reconnaître mon échec. Dernière idée toute simple, recouvrir les choux d’un voile fin qui empêcherait les piérides d’y venir pondre. Cela fonctionne bien, sauf que…un papillon avait réussi à pondre sur mes semis en caissettes, insuffisamment protégés, avant la plantation. J’ai découvert le pot aux roses trop tard : un seul papillon peut déposer des dizaines d’œufs au revers des feuilles. Je les ai écrasés avec mes doigts mais je ne les ai pas tous vus, surtout sur les choux frisés, et des chenilles sont actuellement en train de faire un festin. Je n’ai pas dit mon dernier mot : je les enlève une à une tous les jours au fur et à mesure de leur naissance, un sacré pensum. La potée au chou n’est pas pour demain. Quant aux choux du marché, si beaux, si parfaits, je les regarde avec envie mais la méfiance l’emporte et je m’abstiens!

    Post scriptum ( 8 jours plus tard): J'ai gagné la partie et à force de patience j'ai réussi à supprimer toutes les chenilles. Les choux rescapés se portent bien sous leur voile de protection.Pieris brassicae

     


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