• SOLANDRA GRANDIFLORA


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  • Pour terminer l'année, je vous propose une devinette, une fleur mystérieuse à identifier. Le résultat sera donné dans les jours prochains, demain peut-être si la jardinière est assez en forme pour taper sur son clavier. J'en profite pour demander pardon à tous mes abonnés pour ce blog en état d'hibernation. La vraie vie est dans le jardin, qui se porte bien. J'ai pris un peu mes distances avec mon ordinateur chronophage mais je suis toujours là, et toujours un outil de jardin à la main. J'espère pouvoir ouvrir encore mon jardin pour les Rendez Vous au Jardin en 2019 sans en être tout à fait sûre aujourd'hui car la maladie du jardinier est la tendinite et je n'y échappe pas. Le thème de l'année sera "les animaux au jardin". Une belle idée!

    Pour la fleur mystérieuse, quelques indices:

    Le bouton de fleur fait environ 15 cm de long. Cette plante est frileuse et je la rentre l'hiver mais je l'ai vue en pleine terre, à Séville, où elle formait une liane impressionnante. Ses fleurs se sont ouvertes aujourd'hui. Elles dégagent un parfum capiteux le soir. Je n'ai jamais vu cette plante chez un fleuriste, je ne sais pas pourquoi car elle très facile à bouturer et à garder en pot. Elle me fait le cadeau de fleurir chaque année pour le jour de l'an. 

    Fleur mystère.


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  • Si le mot « pétale » vient du grec et signifie « assiette plate », on se dit que les grecs ont inventé le mot en voyant cette fleur. Peu probable en fait, puisque l’Hibiscus moscheutos ou Hibiscus des marais vient du sud des USA. Ce qui est grand est toujours spectaculaire. Comme le Flambé,  le plus grand papillon du jardin, l’Hibiscus, la plus grande fleur, attire notre regard, perchée en haut de longues tiges bien rigides de plus de 2 mètres. Sa corolle est si grande et si belle qu’elle évoque une assiette à dessert garnie d’un fruit attirant. Comme un papillon, plongeons au cœur de la fleur pour nous délecter de la beauté de son pistil de velours rose fuchsia, cerclé d’étamines aux anthères généreux en pollen,  bien disposés au bout de leurs filets pour racoler les pollinisateurs de passage ( on en profite pour réviser nos termes botaniques !).  Et si l’envie vous prend de vous laisser séduire au point de l’adopter dans votre jardin, retenez juste une chose : il faut la planter dans l’eau à la manière d’un lotus et de façon à ce que ses racines ne gèlent pas sous l’eau. Une pellicule de glace en surface ne l’affectera pas et de nouvelles  tiges repartiront de sa souche au printemps.

    Hibiscus moscheutos.

    Hibiscus moscheutos.

    Hibiscus moscheutos.


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    Avec le givre de ces derniers jours, le Cotinus coggygria Royal purple ‘grace’ ressemble à la perruque de Marie Antoinette peinte par Mme Vigée Lebrun. A cette époque, le XVIIIème siècle, il était d’usage de poudrer les perruques avec de la poudre de riz ou de l’amidon. D’où le nom amusant donné à cet arbre dont les pédicelles (ramifications des pédoncules se terminant par des fleurs) ressemblent à ces perruques extravagantes portées par les femmes élégantes à l’époque de Louis XVI. Le Cotinus est l’un des arbres les plus décoratifs du jardin, aussi joli en été avec ses perruques pourpres qu’en hiver lorsque le givre vient poudrer sa chevelure. Il est facile à entretenir, bien plus facile à former que la perruque de Marie Antoinette !

    Perruques poudrées.

    Perruques poudrées.


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    Dans toutes les formes d’expression celui qui crée exprime sa volonté, sa personnalité, son ressenti sans toutefois échapper aux tendances du moment. Aujourd’hui on parle d’écologie, d’environnement, de préservation de la flore et de la faune. Ce sont des valeurs essentielles trop longtemps bafouées dont on redécouvre un peu tard semble t-il qu’elles sont indispensables à notre bien-être et notre survie. Hier conçu comme un espace sous contrôle total, le jardin à la mode aujourd’hui laisse la part belle à la nature sauvage. On redécouvre les vertus des plantes mellifères et c’est tout juste si on ne vous vend pas des orties et des chardons en jardinerie. Le Buddleia est rebaptisé « arbre aux papillons » et l’on vante l’ortie comme le remède miracle à tous les maux du jardin.

     

     

     

    « C’est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas » disait Victor Hugo.

     

     

     

    Aujourd’hui, le genre humain commence à écouter.

     

    Mon jardin n’échappe pas à la tendance et la jardinière que je suis est convaincue depuis bien longtemps que laisser faire la Nature est bien moins fatigant et beaucoup plus gratifiant que de chercher à la contrôler. Mon jardin est donc un compromis entre ce que je veux et ce que la Nature sauvage veut. Comme un tableau composé où l’aléatoire a aussi sa part. Je connais un peintre qui, une fois sa toile terminée la laisse lécher par les vagues de la mer. Je fais un peu de même avec mon jardin. Une fois composé et planté des variétés que j’ai sélectionnées, je le livre à la volonté de la Nature. Les espèces sauvages s’approprient les espaces laissés libres, les fleurs se ressèment où bon leur semble, le chardon sauvage côtoie le Crinum aux fleurs sophistiquées et l’ortie s’entremêle aux fleurs de lis. Jardiner devient alors un simple contrôle.  Il suffit juste de maintenir l’harmonie. Je ne trouve rien de plus beau que des fleurs très colorées d’Hemerocalles dans un écrin de fleurs des champs en liberté.

     

     

     

    L’Hemerocalle est une plante de la famille des Liliaceaes originaire de Chine, de Corée et du Japon.

     

    Sur la photo : Hemerocallis  fulva ‘Flore Pleno’ au milieu d’un fouillis graminées, armoises, chardons, digitales, euphorbes, erigerons et geraniums vivaces.

     


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