• Si le mot « pétale » vient du grec et signifie « assiette plate », on se dit que les grecs ont inventé le mot en voyant cette fleur. Peu probable en fait, puisque l’Hibiscus moscheutos ou Hibiscus des marais vient du sud des USA. Ce qui est grand est toujours spectaculaire. Comme le Flambé,  le plus grand papillon du jardin, l’Hibiscus, la plus grande fleur, attire notre regard, perchée en haut de longues tiges bien rigides de plus de 2 mètres. Sa corolle est si grande et si belle qu’elle évoque une assiette à dessert garnie d’un fruit attirant. Comme un papillon, plongeons au cœur de la fleur pour nous délecter de la beauté de son pistil de velours rose fuchsia, cerclé d’étamines aux anthères généreux en pollen,  bien disposés au bout de leurs filets pour racoler les pollinisateurs de passage ( on en profite pour réviser nos termes botaniques !).  Et si l’envie vous prend de vous laisser séduire au point de l’adopter dans votre jardin, retenez juste une chose : il faut la planter dans l’eau à la manière d’un lotus et de façon à ce que ses racines ne gèlent pas sous l’eau. Une pellicule de glace en surface ne l’affectera pas et de nouvelles  tiges repartiront de sa souche au printemps.

    Hibiscus moscheutos.

    Hibiscus moscheutos.

    Hibiscus moscheutos.


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    Avec le givre de ces derniers jours, le Cotinus coggygria Royal purple ‘grace’ ressemble à la perruque de Marie Antoinette peinte par Mme Vigée Lebrun. A cette époque, le XVIIIème siècle, il était d’usage de poudrer les perruques avec de la poudre de riz ou de l’amidon. D’où le nom amusant donné à cet arbre dont les pédicelles (ramifications des pédoncules se terminant par des fleurs) ressemblent à ces perruques extravagantes portées par les femmes élégantes à l’époque de Louis XVI. Le Cotinus est l’un des arbres les plus décoratifs du jardin, aussi joli en été avec ses perruques pourpres qu’en hiver lorsque le givre vient poudrer sa chevelure. Il est facile à entretenir, bien plus facile à former que la perruque de Marie Antoinette !

    Perruques poudrées.

    Perruques poudrées.


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    Dans toutes les formes d’expression celui qui crée exprime sa volonté, sa personnalité, son ressenti sans toutefois échapper aux tendances du moment. Aujourd’hui on parle d’écologie, d’environnement, de préservation de la flore et de la faune. Ce sont des valeurs essentielles trop longtemps bafouées dont on redécouvre un peu tard semble t-il qu’elles sont indispensables à notre bien-être et notre survie. Hier conçu comme un espace sous contrôle total, le jardin à la mode aujourd’hui laisse la part belle à la nature sauvage. On redécouvre les vertus des plantes mellifères et c’est tout juste si on ne vous vend pas des orties et des chardons en jardinerie. Le Buddleia est rebaptisé « arbre aux papillons » et l’on vante l’ortie comme le remède miracle à tous les maux du jardin.

     

     

     

    « C’est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas » disait Victor Hugo.

     

     

     

    Aujourd’hui, le genre humain commence à écouter.

     

    Mon jardin n’échappe pas à la tendance et la jardinière que je suis est convaincue depuis bien longtemps que laisser faire la Nature est bien moins fatigant et beaucoup plus gratifiant que de chercher à la contrôler. Mon jardin est donc un compromis entre ce que je veux et ce que la Nature sauvage veut. Comme un tableau composé où l’aléatoire a aussi sa part. Je connais un peintre qui, une fois sa toile terminée la laisse lécher par les vagues de la mer. Je fais un peu de même avec mon jardin. Une fois composé et planté des variétés que j’ai sélectionnées, je le livre à la volonté de la Nature. Les espèces sauvages s’approprient les espaces laissés libres, les fleurs se ressèment où bon leur semble, le chardon sauvage côtoie le Crinum aux fleurs sophistiquées et l’ortie s’entremêle aux fleurs de lis. Jardiner devient alors un simple contrôle.  Il suffit juste de maintenir l’harmonie. Je ne trouve rien de plus beau que des fleurs très colorées d’Hemerocalles dans un écrin de fleurs des champs en liberté.

     

     

     

    L’Hemerocalle est une plante de la famille des Liliaceaes originaire de Chine, de Corée et du Japon.

     

    Sur la photo : Hemerocallis  fulva ‘Flore Pleno’ au milieu d’un fouillis graminées, armoises, chardons, digitales, euphorbes, erigerons et geraniums vivaces.

     


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  • Naissance d'une rose.

    Naissance d'une rose.

    La découverte d’une nouvelle rose est un moment magique. Là, au bout du pré du cheval, au milieu de l’herbe folle, une tige de 50 cm chargée de petites roses ouvertes blanches au cœur jaune accompagne les orchidées sauvages et les boutons d’or. C’est le cadeau de mon jardin. Les ingrédients sont une prairie naturelle, le foisonnement de roses anciennes et d’églantiers sauvages, la présence de haies et d’espaces sauvages et un désherbage manuel des espaces cultivés. C’est ainsi que le jardin a été voulu. Un jardin naturel qui laisse faire la nature, et la nature fait bien les choses puisqu’elle m’a offert cette jolie rose. Cerise sur le gâteau : elle est parfumée. Quel nom vais-je lui donner ?

     


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  • Bleu, blanc, rouge

    Bleu, blanc, rouge.

     

    Le drapeau tricolore fleurit aussi au jardin. Ce triste mois de novembre est doux pour nos fleurs mais froid pour nos cœurs.

     

    Photo: Salvia guaranatica, Rosa iceberg, Nandina

     

     

     


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