• Présentation du jardin

    Généralités

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    La mare naturelle est une source d’eau précieuse au jardin mais ce n’est pas qu’un réservoir pour l’arrosage, c’est le poumon du jardin qui maintient en vie de nombreuses espèces. Ce peut être aussi l’endroit idéal pour cultiver de belles plantes aquatiques, utiles, elles aussi en plus de leur côté esthétique.  Nombre d’insectes et d’animaux trouvent près de la mare l’humidité nécessaire à leur survie pendant les périodes de sécheresse et la biodiversité du jardin en dépend. Les fleurs attirent les insectes divers et donc les oiseaux qui viennent s’en nourrir. Leurs racines jouent aussi un rôle non négligeable pour purifier l’eau. Il n’est vraiment pas difficile de joindre l’utile à l’agréable mais il y a néanmoins quelques précautions à prendre car dans le choix des plantes, une erreur peut avoir des conséquences dramatiques. En effet, la mare naturelle est un lieu où l’équilibre peut facilement être mis en danger par l’introduction d’espèces invasives dont il sera difficile, voire impossible de se débarrasser.

     Le moindre petit morceau de rhizome ou de stolon d’une plante invasive telle que la Jussie peut vite proliférer et asphyxier une mare naturelle. Il faut se méfier aussi des nénuphars dans une mare de petite taille. La prudence exige de les installer dans un bac immergé. Attention aussi aux Iris pseudacorus qui auront vite fait de coloniser tout l’espace De nombreuses plantes très florifères donnent une grande satisfaction et sont sans danger. Je recommande la Pontederia cordata et l’Hibiscus palustris pour leurs floraisons spectaculaires. Ce sont des plantes à immerger à faible profondeur. L’Hibiscus palustris ( de « palus » signifiant « marais » en latin) est encore appelé Ketmie des marais ou Hibiscus moscheutos. Sa floraison à l’automne est un enchantement et anime le jardin aux teintes un peu ternes en ce début d’automne. Il est peu résistant au gel, mais il doit être immergé suffisamment pour que ses racines ne gèlent pas. Des pousses repartiront alors de la souche au printemps. Pour les bordures, hors de l’eau mais en terrain humide, je ne saurais trop recommander l’Iris ensata, le Canna d’eau,  la Lobelia syphilitica, la Ligularia przewalskii, le Mimulus cardinalis, la Primula japonica.  Attention à la Lysimachia punctata, à la menthe, et surtout au Solidago dont les stolons sont incontrôlables.

     


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