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    Les rosiers lianes

     Dans mon jardin un peu sauvage où les arbres et arbustes ont tout loisir d'atteindre leur taille adulte sans en être brimés par le taille-haie, les rosiers lianes s'en donnent à coeur joie et partent vigoureusement à l'assaut des troncs qui leur sont offerts. Seuls les rosiers issus de boutures sont habilités à prendre leur envol afin de ne pas avoir à trop surveiller d'éventuels gourmands qui les transformeraient vite en vulgaires églantiers. A cette saison, presque la fin du plein été, où les végétaux profitent de vos vacances pour reprendre leur entière liberté, le dits rosiers lancent de grandes tiges qui s'affalent un peu n'importe où. C'est le bon moment pour intervenir et sculpter leurs formes, les enlacer sur les supports de notre choix et les faire se contorsionner en arabesques décoratives. Ourler une arche au-dessus d'un passage, créer quelques circonvolutions décoratives, guirlandes fleuries qu'il faut déjà imaginer pour le prochain printemps. On en profite pour enlever le bois sec et faire aux rosiers une petite toilette. Une fois débarrassées de leurs épines, les tiges coupées qui sont encore souples font de parfaits arceaux pour les tunnels du potager. Au jardin, tout se recycle.

     


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    C’est le bon moment pour commencer les semis en caissettes au chaud derrière une vitre au sud de la maison ou mieux encore dans une véranda ou une serre. Je n’ai rien de tout cela ; juste une grande fenêtre qui prend le soleil et un chauffage par le sol très appréciable pour favoriser la levée des semis.

     

    Quelques bacs à glace récupérés, une caisse en plastique avec couvercle ( les casiers transparents vendus en supermarché pour ranger le linge sont parfaits), un peu de terreau et beaucoup d’étiquettes. Toujours de la récup ! Les bouteilles de lait en plastique blanc découpées en lanières font de bonnes étiquettes, avec un marqueur indélébile. Système D. Les graines ont été glanées durant l’été , collectées au jardin ou chez des amis. Je trouve rarement dans le commerce les graines de fleurs qui m’intéressent, sauf chez les anglais. Si vous êtes membre de la RHS, il est possible d’obtenir des graines du jardin de Wisley sur demande. L’autre astuce que je pratique beaucoup consiste à acheter un plant chez un pépiniériste et à attendre qu’il ait produit sa graine pour le ressemer en quantité. Pour les vivaces, c’est très long puisqu’elles ne fleurissent et produisent leurs graines que la 2ème année. Mais la patience et la persévérance sont les qualités premières du jardinier, n’est-ce pas ?

     

    En cette mi-février, il est préférable de réserver les premiers semis aux annuelles et variétés potagères qui demandent du temps et de la chaleur. Je commence par les Tithonias, les Alkekenges, les sauges, l’agératum, les cléomes,  le tabac, le millet,  les basilics et surtout les tomates qui devront être prêtes à planter la deuxième semaine de mai. Pas de précipitation pour les plantes à développement rapide comme les courgettes ou les variétés potagères qui se plantent tard au jardin comme les choux. Ensuite viendront  les variétés nouvelles de vivaces. En pleine terre il est temps de semer aux quatre vents des graines de pavots. Inutile de les semer en caissettes, elles ne supportent pas la transplantation. C’est le bon moment aussi pour les pois et les fèves au potager, mais attention aux mulots affamés. Un peu d’huile de cade sur une ficelle tendue au dessus du semis détournera leur odorat. Bon semis !

    Levée des semis

    Jeunes plants de Thalictrum tout juste repiqués

    Les plants sont endurcis dehors quelque temps avant la plantation début mai.


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